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Prévenir l'abandon de la pratique d'activités sportives

Chaque année, environ un jeune sur trois cesse de pratiquer au moins un sport. Le tiers d'entre eux abandonneront complètement.

 

Pourquoi des milliers de jeunes actifs arrêtent-ils, quasiment du jour au lendemain, de faire régulièrement des activités physiques et sportives?

 

C'est à l'âge de 11-12 ans que le taux d'abandon est le plus élevé.

 

À l'adolescence, les garçons et les filles découvrent de nouveaux centres d'intérêt qui modifient peu à peu leurs priorités. De plus, avec les études, les activités sociales, les nouvelles responsabilités et, parfois, un travail à temps partiel, ils ont moins de temps libre. Plusieurs décident alors de laisser tomber l'activité physique et le sport. Ceux qui continuent le font parce qu'ils jugent que les avantages l'emportent sur les inconvénients.

 

Le plaisir arrive en tête de liste des avantages liés à la pratique d'activités physiques et sportives. Il est suivi du désir de relever de nouveaux défis, de s'améliorer et de faire partie d'une équipe.

 

Autant de raisons qui viennent plus spontanément aux jeunes qui ont été initiés très tôt à la pratique d'activités sportives de toutes sortes et qui maîtrisent donc les habiletés motrices de base : courir, lancer, sauter, attraper, frapper une balle, un ballon, etc.

 

Les autres ont souvent le sentiment qu'ils ne sont pas assez bons pour continuer à faire de l'activité physique ou du sport. Il faut être attentif aux signes avant-coureurs d'abandon.

 

Vigilance, donc, dans les situations suivantes :

L'adolescent ou l'adolescente :

  • n'arrive plus à progresser;
  • trouve le niveau de difficulté trop élevé;
  • n'aime pas la compétition; résiste mal à la pression;
  • éprouve un sentiment d'échec.

 

Attention, les filles sont souvent plus sensibles à ces situations susceptibles de mener à l'abandon.

 

Quand on sait cela, les solutions coulent de source :

  • Donner la priorité au plaisir plutôt qu'aux résultats.
  • Offrir à tous les jeunes des activités diversifiées où ils pourront relever des défis à leur mesure, et se sentir valorisés.
  • Proposer des formes adaptées de pratique sportive, comme le minitennis, le minibasketball, le minivolleyball, des sports collectifs sur terrains de dimensions réduites chez les plus jeunes.
  • Veiller à ce que garçons et filles acquièrent, dès la petite enfance, les habiletés motrices de base.

 

La solution est simple :

  • Redonner de l'importance au jeu libre, et veiller à ce que les jeunes pratiquent des activités physiques et sportives diversifiées, qui leur permettent de développer leurs habiletés motrices de base, avant de leur proposer de se concentrer sur un seul sport.

 

L'attitude du personnel d'entraînement et sa relation avec les jeunes jouent un rôle déterminant dans la décision de poursuivre ou non une activité physique ou sportive.

 

Les jeunes seront plus tentés de décrocher :

  • s'ils ont l'impression que leur entraîneur met trop de pression sur leurs épaules et que ses attentes sont démesurées;
  • s'ils manquent d'attention et d'encouragements ;
  • s'ils croient que l'entraîneur n'a pas confiance en eux;
  • ou si l'entraîneur s'occupe seulement des meilleurs. Cette raison est souvent invoquée par les jeunes qui pratiquent un sport d'équipe, et qui sont laissés plus souvent « sur le banc ».

 

Pour réduire le nombre d'abandons, on n'a qu'à faire le contraire :

  • exercer une saine pression, discrète et modérée, adaptée à chaque jeune;
  • prodiguer des encouragements stimulants à chacun des jeunes et à l'équipe;
  • valoriser l'effort, la détermination, l'amélioration de chacun, et pas seulement le succès ou la victoire.

 

L'attitude des parents est souvent… déterminante!

Pression, attentes irréalistes, critiques inappropriées et manque de soutien riment avec diminution du plaisir et augmentation de l'anxiété, de l'épuisement et de l'abandon.

 

Le leitmotiv des parents devrait être : encouragement, participation, facilitation, les trois formes de soutien les plus efficaces. Et puis, accompagner son enfant aux séances d'entraînement et aux compétitions permet de tisser une belle complicité.

 

On le sait, les amis occupent une place centrale dans la vie des ados.

 

Si ses amis valorisent le sport et en font, un jeune aura le goût de les imiter, ne serait-ce que pour faire partie de la « gang ». L'inverse est aussi vrai.

 

Pour prévenir l'abandon, mieux vaut miser sur l'attrait du groupe avec des activités de socialisation avant, pendant ou après des activités physiques et sportives. Histoire de renforcer les liens, ou d'en créer de nouveaux. Par exemple, profiter d'une compétition à l'extérieur de la ville pour visiter en groupe un attrait touristique, ou organiser un transport en autobus vers le lieu de compétition pour toute l'équipe.

 

Conclusion

La mise en œuvre de mesures pour contrer l'abandon d'activités physiques et sportives concerne des dizaines de personnes de plusieurs milieux : scolaire, familial, municipal, sportif, associatif.

Grâce à des mesures appropriées, les jeunes auront accès à des activités qui leur permettront d'apprendre et de parfaire des habiletés motrices de base. Et ils vivront des expériences positives et axées sur le plaisir qui favorisent l'estime de soi et le développement de réseaux sociaux.

Réalisation : Mediactive